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 True Blood-Un éternel recommencement... Chapitre 2

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Marian911
Lady of Lallybroch
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Date d'inscription : 21/06/2010
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MessageSujet: True Blood-Un éternel recommencement... Chapitre 2   Lun 28 Juin - 14:30

Chapitre 2


- Bien, je crois que nous en avons fini avec les formalités. Vous êtes désormais chez vous, déclara Maître Hyde avec toute la solennité que lui imposait son métier.

- Merci de vous êtres occupé de tout, Maître. C’était très aimable de votre part, répondit chaleureusement Léa.

- Allons, ce n’était pas grand-chose. Votre tante était une femme admirable, Mademoiselle Dampierre. Ce fut un honneur pour moi que de m’assurer de l’exécution de ses dernières volontés.

Léa se leva du vieux fauteuil marron dans lequel elle avait pris place et raccompagna le notaire à la porte de la grande maison qui désormais était la sienne.

- Bonne chance, mademoiselle. Et encore toutes mes condoléances, lança maître Hyde avant de monter dans son étincelant cabriolet noir.

Léa regarda la voiture s’éloigner et rentra en soupirant dans la vieille demeure de sa défunte tante. Elle jeta un coup d’œil découragé à la montagne de cartons qui s’amoncelaient dans la pièce principale. Elle avait une sainte horreur des déménagements. Déballer les cartons était pour elle une abominable corvée. Il allait pourtant bien falloir s’y coller, songea-t-elle avec résignation. Prenant son courage à deux mains, elle remonta les manches de son gilet et s’attela à la tâche. Il lui fallut l’après-midi entier pour vider les placards de tante Gisèle afin de remplacer les affaires de la vieille dame par les siennes. Elle mis un soin religieux à emballer chaque vêtement et chaque bibelot de la défunte, puis les monta au grenier tout en prenant bien garde de les protéger de la poussière. Elle n’avait pas le cœur de s’en débarrasser.

Elle songea avec mélancolie aux vacances d’été que la vieille tante venait passer tous les ans à Vichy, chez ses parents. Elle disait avec un air bourru qu’elle venait pour faire une cure, que c’était bon pour sa santé, vous comprenez…Mais Léa savait bien qu’en réalité, Tante Gisèle voulait juste passer du temps avec la seule famille qui lui restait.

Gisèle Dampierre avait quitté la France à l’âge de 18 ans pour suivre un bel officier américain rencontré pendant la guerre. Elle avait vécu 8 ans dans le péché avec lui, espérant secrètement qu’il finirait par la demander en mariage. Il n’en avait rien fait cependant, lui préférant au bout du compte une petite bourgeoise de New-York dont le père, un riche banquier, avait fait fortune en prêtant de l’argent aux usines d’armement pendant la guerre.
Dépitée, Gisèle s’était exilée dans une petite ville de Louisiane, Bontemps, où elle avait vécu le restant de sa vie. Jamais elle ne s’était mariée, jamais elle n’avait eu d’enfants. Aussi avait-elle reporté son affection sur les enfants de son frère, Jacques Dampierre. Celui-ci avait épousé la fille d’un de ses collègues médecins, Madeleine Lavril, et avait eu avec elle deux beaux petits chérubins : Elizabeth, et Pascal. La première vivait la vie trépidante d’une avocate parisienne célibataire, « et heureuse de l’être », tandis que le second, le père de Léa, avait épousé une jolie infirmière, Clarisse, et gérait une entreprise d’informatique. Léa était l’unique fille de Pascal, et par conséquent l’unique petite nièce de Gisèle.

La jeune femme adorait sa tante Gisèle. Elle se souvenait parfaitement des longs après-midi d’été passés avec elle sur les rives de l’Allier, écoutant avec attention les récits de la vieille dame sur son enfance dissipée avec Papi Jacques, sur la guerre de 39-45 et sur sa folle romance avec un bel officier américain. Elle lui racontait la Louisiane avec ses musiciens, ses bayous, la douceur des hivers et la moiteur des étés.

C’était peut-être pour ça que Léa avait choisi de faire des études d’anglais. Á 23 ans, elle venait de terminer la fac et projetait de rejoindre sa tante en Amérique afin d’égayer les vieux jours de cette dernière. En effet, ayant atteint l’âge respectable de 84 ans, la vieille dame ne pouvait plus entreprendre de longs voyages comme auparavant, et la solitude ainsi que l’éloignement lui pesaient. Léa avait donc trouvé un travail de traductrice pour une maison d’édition de Shreveport et décidé de s’installer à Bontemps avec sa vieille tante. Malheureusement, tante Gisèle s’était éteinte quelques mois avant que ce beau projet ne puisse se réaliser, léguant sa maison et tous ses biens à Léa. La jeune femme avait donc décidé de s’en tenir au plan initial : s’installer à Bontemps et y travailler comme traductrice.
Lorsqu’elle émergea de ses pensées empreintes de nostalgie, Léa s’aperçut que la nuit était quasiment tombée. Un bruyant gargouilli émanant de son ventre lui rappela qu’elle mourrait de faim. Bien sûr, elle n’avait pas eu le temps de faire les courses, s’agaça-t-elle. De toute façon, elle avait toujours été une piètre cuisinière…
Elle s’empara de son sac à main et sortit de la maison en prenant bien soin de fermer à clef derrière elle. Elle grimpa dans la vieille voiture d’occasion bleu clair qu’elle s’était achetée en arrivant à Shreveport (« une véritable affaire », lui avait assuré un vendeur semblant sortir tout droit d’une pub de dentifrice) et partit à la recherche du premier endroit ressemblant un tant soit peu à un restaurant.

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